Bonnes pratiques Management

MANAGEMENT : VALORISER L’ERREUR

Dans la vie quotidienne, on n’hésite pas à affirmer qu’il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas. Pourtant, dans la réalité de l’entreprise, les erreurs sont rarement célébrées, et souvent montrées du doigt.

Nos modèles de management sont encore ancrés sur le principe de subordination unilatérale et de conformité aux exigences fixées par l’entreprise : or, l’erreur est la référence de non-conformité par excellence.

Le CEO de Zappos Tony Hsieh a un jour tweeté cela : "Une erreur à 1,6 millions de dollars sur le site @6pm.com. Je suppose que cela indique que je n'aurai pas de glace ce soir." Apparemment, un employé fit ce jour-là, une erreur de mise à jour des prix sur le site internet ce qui fit que durant une journée complète, aucun objet ne pouvait coûter plus de 49,95 dollars… Dans la plupart des entreprises, cette « erreur » aurait pu donner lieu à une véritable chasse aux sorcières en cherchant « LE » responsable d’une telle abomination et en le sanctionnant en conséquence. M.Hsieh n’a mis personne à la porte.

Il est passé sur sa perte de chiffres d’affaires et effectivement n’a pas mangé de glace non plus le dimanche. Et voici pourquoi :

1/ Lorsqu'on les célèbre, on apprend davantage de ses erreurs

C’est ce qu’a appliqué un patron en remerciant son employé d’avoir causé une panne complète d’un site internet marchand inaccessible au public pendant plus d’une journée. Cela a mis en évidence une faille dans le système. En la résolvant, le problème ne se représentera plus.

2/ Moins de temps passé à « se couvrir »

Lorsque l’on sait que l’on ne risque pas de se faire « virer » à chaque erreur, on est moins enclin à chercher à tout prix à se justifier.

3/ Célébrer les erreurs génère de la créativité et des solutions innovantes

Il s’agit sûrement de l’argument le plus souvent développé mais prendre des risques (tester un nouveau procédé, produit, …) implique aussi de prendre le risque de se tromper. Pas de droit à l’erreur et l’entreprise « risque » de faire du sur-place.

4/ Se tromper et ouvrir une nouvelle voie

… et permet de découvrir de nouvelles opportunités inattendues.

5/ Plus on célèbre les erreurs, moins on en fait ! 

La peur de se tromper génère des erreurs, rend les gens moins efficaces  et davantage stressés et enclins à cacher leurs erreurs.

 

Notons enfin, une certaine « intolérance à l’échec » en France relativement à d’autres pays comme les Etats-Unis par exemple. En effet, il semble que tout le monde dans notre pays vit mal l’erreur alors que l’accepter diminue le stress, renforce la convivialité, accroit la capacité d’innovation, optimise l’organisation du travail et développe les compétences. C’est ce qu’indique Bill Gates quand il déclare que "la seule chose qui freine l’innovation en France, c’est la peur de l’échec".

Savez-vous qu’un enfant tombe près de 2 000 fois avant d’apprendre à marcher ? Vous voyez-vous le punir pour cela ?

 

 

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