Bonnes pratiques Management

EXCUSE ET POUVOIR D'AGIR

« Ce n’est pas moi, c’est lui... » ... De la cour d’école à l’entreprise, l’excuse est parfois un outil de communication privilégié. Mais à quoi sert-elle ? Quelles sont ses bénéfices (et ses coûts?)

"Ce n'est pas de ma faute" : vrai, ou non, invoquer des causes extérieures à travers un a des bénéfices :

  • "je ne pouvais pas arriver plus tôt, il y avait des bouchons sur la route" : l'excuse nous libère de la culpabilité
  • "J'ai toutes les qualités pour devenir chef d'équipe, c'est mon responsable qui ne m'apprécie pas" : elle nous rend irréprochable
  • "Si Antoine m'avait donné sa partie du dossier, j'aurais déjà terminé la mienne" : elle nous permet de reporter ou de ne pas faire un travail

Qui recherche ces bénéfices ? Tout le monde, … un jour ou l’autre. On y a plus souvent recours lorsque l’on est perfectionniste, débordé ou que l’on manque de confiance en soi. Cependant, lorsqu'elle devient systématique, elle révèle d’autres aspects de la personnalité qu’il est intéressant de creuser.En effet, elle présente des bénéfices pour ceux qui l’usent avec parcimonie. Les rois de l’excuse basculent du côté des inconvénients.

  • D'abord, responsabilité rime avec pouvoir : si je n’y peux rien, je ne suis pas coupable (avantage). Le corollaire est que je n’ai pas le pouvoir d’agir (inconvénient). On peut traduire cela par une forme de démission. La personne qui insisterait avec des excuses de ce type s’enfermerait dans un fonctionnement sans pouvoir… et se priverait sans s’en rendre compte de sa liberté d’agir.
  • L’excuse répétée est également un frein à l’évolution : elle empêche d’apprendre par l’erreur puisque l’on ne fait pas d’erreur !
  • Enfin, l’excuse est très consommatrice d’énergie : pour celui qui l’emploie pour la trouver, la formuler et l’argumenter… mais aussi pour le manager (ou toute autre personne) qui l’écoute. Essayer de confronter quelqu’un qui se défend comme un diable est parfois décourageant…

L’excuse peut aider une personne mais aussi la limiter dans ses capacités. Elle limite son champ d'action, sa prise de risques...et notamment celui de se tromper. Il est important, lorsque le "coût" écrase les bénéfices, de changer de comportement et d'aider à faire prendre conscience qu'assumer ses erreurs permet :

  • D'apprendre par l’erreur (puisque nous n'en faisons pas !)
  • D'explorer les mécanismes de la procrastination
  • De renforcer la confiance en soi
  • De travailler son assertivité, ou son affirmation de soi (sa capacité à dire les choses telles qu’elles sont et à s’affirmer positivement)
  • De « dégonfler » sa tendance perfectionniste…

En synthèse....

La promptitude à se référer aux causes externes pour suspendre son action et attendre peut être un frein à sa propre évolution ainsi qu'à celle de l'entreprise. La question est alors de se demander quand cette tendance nous aide-t-elle véritablement... ou quand nous limite-t-elle ?

 

 

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